Biographie

Le Prix de Rome

1883

Janvier-mars
Achille-Claude Debussy réunit dans un recueil treize de ses mélodies pour Marie Vasnier. Il travaille à Diane au bois, comédie lyrique sur un poème de Banville.

Mars
Achille-Claude Debussy succède à Paul Vidal comme accompagnateur de la Société chorale d'amateurs « La Concordia » dont le président d'honneur est Charles Gounod.

5-11 mai
Mise en loge pour le concours d'essai du Prix de Rome : il est classé quatrième avec Invocation, chœur pour voix d'hommes et orchestre sur un texte d'Alphonse de Lamartine.

19 mai-13 juin
Mise en loge pour le concours définitif du Prix de Rome : Achille-Claude Debussy remporte le deuxième grand prix avec Le Gladiateur, cantate sur un texte d'Emile Moreau. Le premier grand prix est attribué à Paul Vidal.

Sept.-nov.
Découvre le recueil Les Aveux de Paul Bourget, duquel il extrait Romance, Musique et Paysage sentimental.

1884

10 janvier
Concert donné avec « La Concordia » ; trois autres suivront : 1er mars, 8 avril et 21 mai.

10-16 mai
Mise en loge pour le concours d'essai du prix de Rome : il est classé quatrième avec Le Printemps, chœur pour voix mixtes et orchestre sur un texte de Jules Barbier.

Couverture de l'édition originale de la cantate L'Enfant prodigue (Durand, 1884) [© BnF]

24 mai - 18 juin
Mise en loge pour le concours définitif du prix de Rome : Debussy remporte le premier grand prix de Rome avec L'Enfant prodigue, scène lyrique d'Édouard Guinand interprétée par Rose Caron, Ernest Van Dyck et Alexandre Taskin.

1885

28 janvier
Debussy arrive à Rome, à la Villa Médicis. Il y retrouve Paul Vidal, Gabriel Pierné et Georges Marty. Le directeur est Louis Cabat. Les premiers mois passés sont sombres et il ne fait aucun effort pour s'adapter à sa vie nouvelle

27 avril - début mai
Bref séjour à Paris où il retrouve les Vasnier.

8 juin
Arrivée d'Ernest Hébert, nouveau directeur de la Villa Médicis, avec sa femme Gabrielle. Une vie plus mondaine débute pour Debussy qui joue ses mélodies aux soirées des Hébert. Amitié avec Gustave Popelin, peintre pensionnaire à la Villa Médicis. Il travaille à Zuleima, ode symphonique d'après Henri Heine, qui sera son premier envoi de Rome.

8 juillet
Debussy réussit à obtenir un congé de la Villa Médicis d'environ deux mois. Il rejoint Marie Vasnier à Dieppe, à l'insu de son mari.

Photographie de Debussy à Rome en 1885, première année de son séjour de pensionnaire à la Villa Médicis [© BnF]

2 septembre
Retour à Rome où il est déchiré par la passion et la jalousie. Il passe quelques jours dans la propriété du comte Primoli à Fiumicino.
Marcel Baschet, peintre pensionnaire à la Villa Médicis, réalise un portrait au pastel de Debussy.

novembre
Debussy entend à Santa Maria dell'Anima deux messes de Palestrina et Orlando de Lassus, « La seule musique d'église que j'admette ».

fin d'année
Il travaille à Diane au bois et compose deux nouvelles mélodies sur les poèmes de Paul Bourget : Romance et Les Cloches.

1886

7 janvier
Debussy entend Aïda au Théâtre Apollo.

8 janvier
Franz Liszt est reçu à la Villa Médicis : Debussy et Paul Vidal lui jouent la Faust-Symphonie à deux pianos.

13 janvier
Liszt joue à la Villa Médicis sa transcription de l'Ave Maria de Schubert et Au bord d'une source.
Debussy compose « Green » extrait des Ariettes (futures Ariettes oubliées) de Verlaine.

février
Arrivée de Xavier Leroux, pensionnaire : pendant un an, Vidal et Debussy forment avec lui un « trio inséparable ».

juillet - août
Congé à Paris.

octobre
Séjour probable de Debussy à Paris.

1887

février
Il achève Printemps, suite symphonique qui constitue son deuxième envoi de Rome et qui sera sévèrement jugé par l'Institut.

La Villa Médicis à l'époque où Debussy y fut pensionnaire

2 mars
Debussy quitte définitivement Rome et retourne chez ses parents à Paris. Il y retrouve son frère Alfred dont la curiosité littéraire l'a amené à faire publier dans la Revue indépendante une traduction anglaise d'un poème de D. G. Rossetti, Le Bourdon et la besace.

13 mars
Debussy entend aux Concerts Lamoureux le premier acte de Tristan et Isolde de Wagner : « C'est décidément la plus belle chose que je connaisse ! »
Il se lie avec Paul Dukas, Michel Peter et Ernest Chausson

décembre
Debussy compose « La Mort des amants », dernier des Cinq Poèmes de Baudelaire.